Un monde invisible

Dans le reflet des pierres
Il n’y a que des mirages
Les remous des rivières
Cachent des fleurs sauvages

Tu joues dans une pièce
De théâtre factice
Jugulé par la laisse
D’une société matrice

Prends place au dernier rang
Tu pourras mieux y voir
Au travers de l’écran
Il y a comme un couloir

Je t’invite au voyage
Au cœur des astres blancs
Où les hommes sont des mages
Qui arrêtent le temps

Portés par une lumière
Ils flottent en silence
Ils ferment leurs paupières
Et caressent la chance

En haut des pyramides
Il y a toujours une porte
Un voile translucide
Et une voix qui transporte

Avance et franchis la
Celle que tu n’oses pas
Derrière tu trouveras
Ce monde que nul ne voit

Daniel Tahl
Tous droits réservés 2018

Photo : Martine Roffinella©

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